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PDC : Projet « M » et Projet « Quadrant »

Aujourd’hui j’ai eu l’occasion de voir deux sessions très intéressantes sur les technologies « M » et « Quadrant ». La première session se focalise sur Quadrant et la deuxième sur M. Je ne connaissait pas ses deux technologies et j’avoue avoir été impressionné.

Langage « M »

Sous ce nom de code se cache un langage dédié à la modélisation au sens large. Le langage M est capable de modéliser des données mais peut servir aussi à modéliser des langages dynamiques. En effet il propose de définir sa propre grammaire et ainsi le coupler au moteur d’exécution de langage dynamique du Framework 4.

Modélisation de donnée

La première utilisation de M est pour la modélisation de donnée. Il est possible de décrire un modèle objet très complexe mais générique (entendre par là pouvant se créer sur n’importe quelle base de données comme Oracle ou par défaut SQL Server) et en un click générer à la fois la base dans une instance SQL Server mais aussi les classes Entity Framework qui lui sont associés.

Là où ca devient très puissant, c’est que l’on peut par exemple écrire avec M que deux colonnes ne peuvent pas avoir la même donnée sur une même ligne. M va donc, au moment de la génération de la base, créer une procédure stockée qui va contrôler cette règle de modélisation. On a donc, avec un seul fichier de définition, la possibilité de contrôler la structure de sa base, intégrité incluse, et sa DAL via Entity Framework.

Il est aussi possible au niveau de la configuration du projet d’une assembly, de définir un fichier M (embarqué en ressource) pour que celui-ci déploie la base au moment de l’exécution de l’assembly si celle-ci n’existe pas.

Langage dynamique

La possibilité de définir avec M un langage custom, permet de créer une grammaire propre à son application. Par exemple, à l’instar des macros VBA, on peut donc proposer aux utilisateurs de son logiciel, un langage dédié entièrement à celui-ci mais totalement contrôlé.

La façon de décrire le langage est étonnamment facile et puissant, de plus l’interface Quadrant permet de voir en temps réel si notre grammaire répond à ce que l’on veut implémenter, mais possède aussi l’IntelliSense pour une plus grande facilité d’utilisation.

Outil « Quadrant »

Ce nouvel outil peut s’apparenter à SQL Manager, une interface permettant de visionner ses données, mais aussi de gérer ses fichiers écrits en M.

Interface et navigation

La première chose qui interpelle avec Quadrant, c’est son interface, sobre et épuré. Il faut imaginer une fenêtre totalement vide ou l’on crée de petite fenêtre (des vues). Là où les choses sortent de l’ordinaire, c’est que sa zone de host des vues peut se déplacer dans tous les sens, comme si une caméra parcourait une surface infinie. Il y a aussi la possibilité de faire des zooms et l’interface sauvegarde tout après la fermeture du programme. Tout est en WPF et permet une fluidité exemplaire. Un très bel outil.

Visualisation des données

Une fois connecté à une base de données, il est possible de visualiser le contenu en un click. Mais la différence avec SQL Manager est la façon de présenter les données. Par exemple, si une table possède une référence vers une autre table (clé étrangère), Quadrant va proposer l’affichage des données en arbre afin de pouvoir avancer dans la hiérarchie.

De plus, une fois une vue sur une table faite, on peu customiser cette vue en changeant la couleur de fond, les colonnes affichées ou leurs noms. Tout ceci se fait avec … M !! En un click on extrait la définition de la vue en M et on peut la modifier et la sauvegarder pour la réutiliser plus tard. C’est simple et efficace.

Quadrant permet une multitude de présentation des données : en liste, présenté de façon plus ordonnées ou même filtrées. On sent bien à l’utilisation de l’outil que tout a été fait pour faciliter la visualisation et la recherche.

Pour ce qui est du filtrage des données dans une vue, là encore on fait appel a M qui permet d’écrire des requêtes, exit donc le SQL, M est beaucoup plus simple d’accès.

Gestion de la mise à jour des données

Quadrant fait un pas en avant en ce qui concerne la gestion concurrentielle des données dans sa base. Imaginons le cas ou vous ouvrez une vue sur une table avec Quadrant, puis que dans cette table vous modifiez une donnée. Dans Quadrant tout est transactionnel, il faut donc faire CTRL+S pour valider vos modifications. Sauf que pendant se temps une personne modifie la même donnée mais avec une valeur différente (par exemple avec SQL Manager). Au moment de la validation coté Quadrant, un conflit et détecté, il vous affiche donc une fenêtre avec la valeur d’origine, la valeur actuelle et la valeur que vous voulez affecter, a vous de choisir quoi faire.

Il en va de même pour toute action sur la base, une modification met un astérisque devant la ligne, un conflit met un point d’exclamation et un point d’interrogation si une donnée a été changée entre temps et que votre vue n’est donc plus à jour.

Et c’est là que Quadrant fait fort, chaque visualisation ou modification se fait dans un DataSet spéciale qui fait un snapshot au moment de l’ouverture d’une table ou de l’exécution d’un filtre. Cela lui permet de d’avoir une vision « déconnecté » des données et de tracer les évolutions de celle-ci.

Conclusion

Le langage « M » et l’outil « Quadrant » sont pour moi une réelle avancée, déjà car cela simplifie énormément le modeling, mais aussi la façon d’accéder aux données. Les possibilités sont énormes, surtout avec la possibilité de créer ses propres grammaires. L’outil et le langage sont actuellement en CTP, mais je vais suivre cela de très prêt.

PDC : Projet « M » et Projet « Quadrant »

Aujourd’hui j’ai eu l’occasion de voir deux sessions très intéressantes sur les technologies « M » et « Quadrant ». La première session se focalise sur Quadrant et la deuxième sur M. Je ne connaissait pas ses deux technologies et j’avoue avoir été impressionné.

Langage « M »

Sous ce nom de code se cache un langage dédié à la modélisation au sens large. Le langage M est capable de modéliser des données mais peut servir aussi à modéliser des langages dynamiques. En effet il propose de définir sa propre grammaire et ainsi le coupler au moteur d’exécution de langage dynamique du Framework 4.

Modélisation de donnée

La première utilisation de M est pour la modélisation de donnée. Il est possible de décrire un modèle objet très complexe mais générique (entendre par là pouvant se créer sur n’importe quelle base de données comme Oracle ou par défaut SQL Server) et en un click générer à la fois la base dans une instance SQL Server mais aussi les classes Entity Framework qui lui sont associés.

Là où ca devient très puissant, c’est que l’on peut par exemple écrire avec M que deux colonnes ne peuvent pas avoir la même donnée sur une même ligne. M va donc, au moment de la génération de la base, créer une procédure stockée qui va contrôler cette règle de modélisation. On a donc, avec un seul fichier de définition, la possibilité de contrôler la structure de sa base, intégrité incluse, et sa DAL via Entity Framework.

Il est aussi possible au niveau de la configuration du projet d’une assembly, de définir un fichier M (embarqué en ressource) pour que celui-ci déploie la base au moment de l’exécution de l’assembly si celle-ci n’existe pas.

Langage dynamique

La possibilité de définir avec M un langage custom, permet de créer une grammaire propre à son application. Par exemple, à l’instar des macros VBA, on peut donc proposer aux utilisateurs de son logiciel, un langage dédié entièrement à celui-ci mais totalement contrôlé.

La façon de décrire le langage est étonnamment facile et puissant, de plus l’interface Quadrant permet de voir en temps réel si notre grammaire répond à ce que l’on veut implémenter, mais possède aussi l’IntelliSense pour une plus grande facilité d’utilisation.

Outil « Quadrant »

Ce nouvel outil peut s’apparenter à SQL Manager, une interface permettant de visionner ses données, mais aussi de gérer ses fichiers écrits en M.

Interface et navigation

La première chose qui interpelle avec Quadrant, c’est son interface, sobre et épuré. Il faut imaginer une fenêtre totalement vide ou l’on crée de petite fenêtre (des vues). Là où les choses sortent de l’ordinaire, c’est que sa zone de host des vues peut se déplacer dans tous les sens, comme si une caméra parcourait une surface infinie. Il y a aussi la possibilité de faire des zooms et l’interface sauvegarde tout après la fermeture du programme. Tout est en WPF et permet une fluidité exemplaire. Un très bel outil.

Visualisation des données

Une fois connecté à une base de données, il est possible de visualiser le contenu en un click. Mais la différence avec SQL Manager est la façon de présenter les données. Par exemple, si une table possède une référence vers une autre table (clé étrangère), Quadrant va proposer l’affichage des données en arbre afin de pouvoir avancer dans la hiérarchie.

De plus, une fois une vue sur une table faite, on peu customiser cette vue en changeant la couleur de fond, les colonnes affichées ou leurs noms. Tout ceci se fait avec … M !! En un click on extrait la définition de la vue en M et on peut la modifier et la sauvegarder pour la réutiliser plus tard. C’est simple et efficace.

Quadrant permet une multitude de présentation des données : en liste, présenté de façon plus ordonnées ou même filtrées. On sent bien à l’utilisation de l’outil que tout a été fait pour faciliter la visualisation et la recherche.

Pour ce qui est du filtrage des données dans une vue, là encore on fait appel a M qui permet d’écrire des requêtes, exit donc le SQL, M est beaucoup plus simple d’accès.

Gestion de la mise à jour des données

Quadrant fait un pas en avant en ce qui concerne la gestion concurrentielle des données dans sa base. Imaginons le cas ou vous ouvrez une vue sur une table avec Quadrant, puis que dans cette table vous modifiez une donnée. Dans Quadrant tout est transactionnel, il faut donc faire CTRL+S pour valider vos modifications. Sauf que pendant se temps une personne modifie la même donnée mais avec une valeur différente (par exemple avec SQL Manager). Au moment de la validation coté Quadrant, un conflit et détecté, il vous affiche donc une fenêtre avec la valeur d’origine, la valeur actuelle et la valeur que vous voulez affecter, a vous de choisir quoi faire.

Il en va de même pour toute action sur la base, une modification met un astérisque devant la ligne, un conflit met un point d’exclamation et un point d’interrogation si une donnée a été changée entre temps et que votre vue n’est donc plus à jour.

Et c’est là que Quadrant fait fort, chaque visualisation ou modification se fait dans un DataSet spéciale qui fait un snapshot au moment de l’ouverture d’une table ou de l’exécution d’un filtre. Cela lui permet de d’avoir une vision « déconnecté » des données et de tracer les évolutions de celle-ci.

Conclusion

Le langage « M » et l’outil « Quadrant » sont pour moi une réelle avancée, déjà car cela simplifie énormément le modeling, mais aussi la façon d’accéder aux données. Les possibilités sont énormes, surtout avec la possibilité de créer ses propres grammaires. L’outil et le langage sont actuellement en CTP, mais je vais suivre cela de très prêt.

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